La célébration des funérailles.

 

      Le jour et l'heure de la célébration sont fixés avec les pompes funèbres de votre choix et un prêtre ou un diacre ou un guide de funérailles de la paroisse.

 

          La célébration des funérailles est présidée par un ministre ordonné : 

- De manière « ordinaire » par les prêtres de la paroisse, sauf par exemple :

  •  si leur emploi du temps de la semaine les rend indisponibles, 
  •  s’ils doivent participer à une réunion nécessaire à leur mission et prévue de longue date,
  •  s’ils ont déjà présidé plusieurs célébrations de funérailles dans la semaine,

-De manière particulière par les diacres de la paroisse en fonction de leur nomination et dans le respect de leurs engagements familiaux, professionnels, associatifs,…

-          De manière préférentielle dans les situations de deuils difficiles (décès d’un enfant, d’un jeune, suicide..),

-  Chaque fois qu’un évêque, prêtre ou diacre sera présent à titre familial, amical, relationnel etc. Il lui revient de droit de présider la liturgie à l’église au lieu et place d’un laïc député à ce service. Toutefois, il respectera tout ce qui peut l’être, dans les projets élaborés par les équipes de préparation aux funérailles. (cf. Décret du 18 mai 1997- article 4.1). Il avertira dès que possible le curé ou l’équipe d’accompagnement des familles en deuil de sa présence.

 

            Lorsque la présence d’un prêtre ou d’un diacre n’est pas possible, un guide de funérailles conduira la célébration des obsèques selon l’ensemble des modalités définies dans la lettre de « députation temporaire à la mission spécifique de la célébration des funérailles chrétiennes confiée à des laïcs ».

            Cette députation est donnée par le Vicaire Général et le Curé à des laïcs baptisés et confirmés ayant suivi la formation donnée par le service diocésain de pastorale liturgique et sacramentelle ; ils sont appelés par le curé de la paroisse, généralement au sein des équipes d’accompagnement des familles en deuil.

            Les guides veilleront avec l’équipe pastorale à relire leur mission en vue de progresser dans l’art de célébrer.

            En paroisse, la lettre de députation sera remise liturgiquement par le curé aux guides de funérailles en présence de toute la communauté au cours d’une célébration eucharistique dominicale.

            Pour les aumôneries hospitalières, la lettre est remise par le curé de la paroisse, en présence d’un membre de l’aumônerie diocésaine, au cours d’une eucharistie célébrée en paroisse ou au sein de l’établissement, à moins que les circonstances commandent de faire autrement.

            La députation sera toujours signifiée par le port d’un signe distinctif et une monition au début de la célébration des obsèques selon les indicatifs données par le service diocésain de pastorale liturgique et sacramentelle.

            La députation ne peut s’exercer que dans la paroisse pour laquelle le Vicaire Général l’a accordée, sauf en certaines circonstances, avec l’accord du Vicaire Général

            Il revient expressément au curé selon les modalités à définir en chaque lieu- de décider pour chaque sépulture si un guide supplée à l’absence de ministre ordonné. 

 

  Equipe paroissiale d'accompagnement des familles

Pour 

- Accueillir la famille en deuil

- L’aider dans la préparation et le déroulement de la célébration      chrétienne des obsèques

- Prier avec elle pour le défunt

- Permettre un lieu d’écoute, de partage, d’espérance.

 

Les guides de sépulture :

Sur la paroisse, 2 guides de sépulture ont suivi un parcours de formation et reçu une lettre de Mission du Vicaire Général pour conduire les célébrations d’obsèques en l’absence de prêtre.

 

Contact : Presbytère de la cathédrale 02 43 53 08 66

               paroissetac@diocèse.fr

 

TEMOIGNAGE sur l'ACCOMPAGNEMENT DES FAMILLES EN DEUIL

     

       C'est une mission que l'Église a confiée à une équipe dont le but est d'accueillir les personnes qui viennent d'être frappées par la mort d'un proche, une douleur que nous partageons en manifestant notre compassion.

 Une grâce nous est donnée dans nos rencontres avec les familles, pendant lesquelles nous témoignons de notre Foi et de notre Espérance et croyons en la présence agissante de l'Esprit Saint, c'est le sens de notre engagement …

      Nous écoutons ses proches parler du défunt, de sa vie, ses goûts, ses engagements, et même sa foi en une vie après la mort. Ce partage dans la confiance va apporter un réel apaisement à la famille et nous donne une joie profonde. Nous choisissons les textes  et les chants en lien avec la vie du défunt.

      Nous savons que Dieu est présent, Il nous donne les mots justes et Il touche les cœurs. L’œuvre du Christ se manifeste et nous sommes émerveillés de la transformation qui s'opère et change les visages. De la première rencontre à la fin de la célébration des funérailles la Paix s'est installée dans les cœurs.

      L'apôtre Jacques dit que la foi est morte s'il n'y a pas les œuvres …. et c'est à cette œuvre là que le Seigneur nous a placés, que l'on soit  guide de funérailles ou simple accompagnant. Ces rencontres que nous n'avons pas choisies, sont des moments privilégiés lesquels nous marquent et, nous l'espérons, peuvent réveiller une foi attiédie.

     Une formation est proposée par le diocèse ; elle permet de faire le point sur nos propres deuils et sur notre confiance en l'amour du Seigneur pour chacun, afin d'évoluer en « savoir faire » et « savoir être », acquérir des connaissances et progresser pour le sens de notre mission.

      C'est participer à la construction d'une Église porteuse d'une Bonne Nouvelle, une Église habitée par l'Espérance.

       La communauté paroissiale est appelée à prier pour les défunts de la paroisse.

       L'équipe d'accompagnement des familles en deuil n'est pas assez nombreuse pour assurer la mission et elle appelle des personnes qui voudraient la rejoindre. Pour pouvoir en parler avec vous, vous pouvez joindre les membres de l'équipe : Bernard Crevenat, Janine Lebret,        Chantale de Chalain, Jean et Lucette Gatignole, Simone Cheddeville, Jean Marc Gouabeau, Martine Faguer.

 

                            Espérance et Vie

C ‘est un mouvement chrétien pour aider à affronter

les premières années du veuvage. 


Il permet un espace où par delà l’épreuve, veufs et veuves de tout âge, s’écoutent, s’entraident, réapprennent à vivre.


Des rencontres sont proposées en petits groupes

où l’on peut sans crainte 

- Dire notre peine et nos soucis, mais aussi partager nos joies

- Réfléchir dans la foi, en approfondissant un texte d’Evangile

- Partager notre Espérance, sachant bien que la vie n’est pas détruite avec la mort.


Des rencontres diocésaines et des pèlerinages sont également organisés.


Contact : paroissial : Mme Colette VERON 

(02 43 69 33 45)

diocésain : Mme Andrée LEROY

(02 43 00 32 75)   mame.leroy@wanadoo.fr


 

 

Première lecture de la liturgie des funérailles

 

 

 

 

L 1 – Lecture du Livre de Job (Jb 19, 1.23-27a)

Job prit la parole et dit : « Je voudrais qu’on écrive ce que je vais dire, que mes paroles soient gravées sur le bronze avec le ciseau de fer et le poinçon, qu’elles soient sculptées dans le roc pour toujours : je sais, moi, que mon libérateur est vivant et qu’à la fin, il se dressera sur la poussière des morts ; avec mon corps, je me tiendrai debout et, de mes yeux de chair, je verrai Dieu. Moi-même, je le verrai et, quand mes yeux le regarderont, il ne se détournera pas ».

L 2 – Lecture du Livre d’Isaïe (Is 25, 6a. 7-9)

Le jour viendra où le Seigneur, Dieu de l’univers, préparera pour tous les peuples un festin sur sa montagne. Il enlèvera le voile de deuil qui enveloppait tous les peuples et le linceul qui couvrait toutes les nations. Il détruira la mort pour toujours. Le Seigneur essuiera les larmes de tous les visages et, par toute la terre, il effacera l’humiliation de son peuple ; c’est lui qui l’a promis. Et ce jour-là, on dira : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions et il nous a sauvés ; c’est lui le Seigneur, en lui nous espérions ; exultons, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! »

L 3 – Lecture du Livre de la Sagesse (Sg 2, 23 ; 3, 1-6.9)

Dieu a créé l’homme pour une existence impérissable, il a fait de lui une image de ce qu’il est en lui-même. La vie des justes est dans la main de Dieu, aucun tourment n’a de prise sur eux. Celui qui ne réfléchit pas, s’est imaginé qu’ils étaient morts ; leur départ de ce monde a passé pour un malheur ; quand ils nous ont quittés, on les croyait anéantis, alors qu’ils sont dans la paix. Aux yeux des hommes, ils subissaient un châtiment mais, par leur espérance, ils avaient déjà l’immortalité. Ce qu’ils ont eu à souffrir était peu de chose auprès du bonheur dont ils seront comblés, car Dieu les a mis à l’épreuve et les a reconnus dignes de lui. Comme on passe l’or au feu du creuset, il a éprouvé leur valeur ; comme un sacrifice offert sans réserve, il les a accueillis. Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur comprendront la vérité ; ceux qui sont fidèles resteront avec lui dans son amour car il accorde à ses élus grâce et miséricorde.

L 4 – Lecture du Livre des Lamentations (Lm 3, 16-26)

J’ai oublié le bonheur, la paix a déserté mon âme ! Et j’ai dit : « Toute mon assurance a disparu avec l’espoir qui me venait du Seigneur ». Revenir sur la misère ou je m’égare, c’est de l’amertume et du poison ! Sans trêve, mon âme y revient et je la sens défaillir. Mais voici que je rappelle en mon cœur ce qui fait mon espérance : les bontés du Seigneur ne sont pas épuisées, ses miséricordes ne sont pas finies ; elles se renouvellent chaque matin car sa fidélité est inlassable. Je me dis : « Le Seigneur est mon partage, c’est pourquoi j’espère en lui ». Le Seigneur est bon pour qui se tourne vers lui, pour celui qui le recherche. C’est une bonne chose d’attendre en silence le secours du Seigneur.

L 5 – Lecture de la Lettre de Saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 6, 3-9)

Frères, nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est dans sa mort que nous avons été baptisés. Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. 
Car, si nous sommes déjà en communion avec lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons encore par une résurrection qui ressemblera à la sienne. Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que cet être de péché soit réduit à l’impuissance, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché.
Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Nous le savons en effet : ressuscités d’entre les morts, le Christ ne meurt plus, sur lui la mort n’a plus aucun pouvoir.

L 6 – Lecture de la Lettre de Saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 8, 18-23)

Frères, j’estime qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire que Dieu va bientôt révéler en nous. En effet, la création aspire de toutes ses forces à voir cette révélation des fils de Dieu. Car la création a été livrée au pouvoir du néant, non parce qu’elle l’a voulu mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage, de la dégradation inévitable, pour connaître la liberté, la gloire des enfants de Dieu. Nous le savons bien, la création tout entière crie sa souffrance, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. Et elle n’est pas seule. Nous aussi, nous crions en nous-mêmes notre souffrance, nous avons commencé par recevoir le Saint-Esprit mais nous attendons notre adoption et la délivrance de notre corps.

L 7 – Lecture de la Lettre de Saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 8, 31b-35.37-39)

Frères, si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Il n’a pas refusé son propre Fils, il l’a livré pour nous tous : comment pourrait-il avec lui ne pas nous donner tout ? Qui accusera ceux que Dieu a choisis ? puisque c’est Dieu qui justifie. Qui pourra condamner ? puisque Jésus Christ est mort ; plus encore : il est ressuscité, il est à la droite de Dieu et il intercède pour nous.
Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? La détresse ? L’angoisse ? La persécution ? La faim ? Le dénuement ? Le danger ? Le supplice ? Non, car en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés. J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l’avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus Christ, notre Seigneur.

L 8 – Lecture de la Lettre de Saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 14, 7-9.10b-12)

Frères, aucun d’entre nous ne vit pour soi-même et aucun ne meurt pour soi-même : si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur. Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie, c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants. 
Tous nous comparaîtrons devant le tribunal de Dieu. Car il est écrit : « Aussi vrai que je suis vivant, dit le Seigneur, toute créature tombera à genoux devant moi et toute langue acclamera Dieu ». Ainsi chacun de nous devra rendre compte à Dieu pour soi-même.

L 9 – Lecture de la Première Lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens 
(1 Co 15, 1-5.11)

Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Evangile, vous l’avez reçu et vous y restez attachés ; vous serez sauvés par lui si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants. 
Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Ecritures et il a été mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Ecritures et il est apparu à Pierre, puis aux Douze. Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres, voilà notre message, et voilà votre foi.

L 10 – Lecture de la Première Lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens 
(1 Co 15, 12.16-20)

Frères, nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ; alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer qu’il n’y a pas de résurrection des morts ? Si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi ne mène à rien, vous n’êtes pas libérés de vos péchés ; et puis, ceux qui sont morts dans le Christ sont perdus. Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes. Mais non ! Le Christ est ressuscité d’entre les morts, pour être parmi les morts le premier ressuscité.

L 11 – Lecture de la Première Lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens
(1 Co 15, 51-54.57)

Frères, c’est une chose mystérieuse que je vous annonce : même si nous ne mourons pas tous, nous serons tous transformés, et cela instantanément, en un clin d’œil, quand retentira le signal au dernier jour. Il retentira, en effet, et les morts ressusciteront, impérissables, et nous serons transformés. Car il faut que ce qui est périssable en nous devienne impérissable ; il faut que ce qui est mortel revête l’immortalité. Et quand ce qui est périssable en nous deviendra impérissable, quand ce qui est mortel revêtira l’immortalité, alors se réalisera la parole de l’Ecriture : la mort a été engloutie dans la victoire. Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire par Jésus Christ, notre Seigneur.

L 12 – Lecture de la Première Lettre de Saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens
(1 Th 4, 13-14.17d-18)

Frères, nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ; il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres qui n’ont pas d’espérance. Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons, ceux qui se sont endormis, Dieu, à cause de Jésus, les emmènera avec son Fils. Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur. Retenez ce que je viens de dire et réconfortez-vous les uns les autres.

L 13 – Lecture de la Seconde Lettre de Saint Paul Apôtre à Timothée (2 Tm 2, 8-13)

Fils bien-aimé, souviens-toi de Jésus Christ, le descendant de David : il est ressuscité d’entre les morts, voilà mon Évangile. C’est pour lui que je souffre jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur. Mais on n’enchaîne pas la Parole de Dieu ! C’est pourquoi je supporte tout pour ceux que Dieu a choisis afin qu’ils obtiennent eux aussi le salut par Jésus Christ, avec la gloire éternelle.
Voici une parole sûre : « Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons. Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera. Si nous sommes infidèles, lui, il restera fidèle car il ne peut se rejeter lui-même ».

L 14 – Lecture de la Première Lettre de Saint Jean (1 Jn 3, 14.16-20)

Mes bien-aimés, parce que nous aimons nos frères, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie. Celui qui n’aime pas reste dans la mort. Voici à quoi nous avons reconnu l’amour : lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères. Celui qui a de quoi vivre en ce monde, s’il voit son frère dans le besoin sans se laisser attendrir, comment l’amour de Dieu pourrait-il demeurer en lui ? Mes enfants, nous devons aimer : non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité. En agissant ainsi, nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité, et devant Dieu nous aurons le cœur en paix ; notre cœur aurait beau nous accuser, Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît toutes choses.

L 15 – Lecture de la Première Lettre de Saint Jean (1 Jn 4,7-10)

Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu. Tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu et ils connaissent Dieu. Celui qui n’aime pas, ne connaît pas Dieu car Dieu est amour. Voici comment Dieu a manifesté son amour parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui. Voici à quoi se reconnaît l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés.

L 16 – Lecture de l’Apocalypse de Saint Jean (Ap 21, 1-5a.6b-7)

Moi, Jean, j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et il n’y avait plus de mer. Et j’ai vu descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, toute prête, comme une fiancée parée pour son époux. Et j’ai entendu la voix puissante qui venait du Trône divin ; elle disait : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes ; il demeurera avec eux et ils seront son peuple, Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort n’existera plus ; et il n’y aura plus de pleurs, de cris, ni de tristesse ; car la première création aura disparu ».
Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin. Moi, je donnerai gratuitement à celui qui a soif l’eau de la source de vie : tel sera l’héritage réservé au vainqueur ; je serai son Dieu et il sera mon fils ».

 

Évangile de la liturgie des funérailles

 

E1 - Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu (5, 1-12) - Les Béatitudes

Quand Jésus vit toute la foule qui le suivait, il gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait : 
« Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux !
« Heureux les doux, ils obtiendront la terre promise !
« Heureux ceux qui pleurent, ils seront consolés !
« Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, ils seront rassasiés !
« Heureux les miséricordieux, ils obtiendront miséricorde !
« Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu !
« Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu !
« Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, le Royaume des cieux est à eux !
« Heureux serez-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! »

E2 – Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu (Mt 11, 25-28)

En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m’a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos ».

E3 – Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu (25, 31-46)

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres comme le berger sépare les brebis des chèvres : il placera les brebis à sa droite et les chèvres à sa gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j’avais faim et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger et vous m’avez accueilli ; j’étais nu et vous m’avez habillé ; j’étais malade et vous m’avez visité ; j’étais en prison et vous êtes venus jusqu’à moi ! ». Alors les justes lui répondront : « Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu … ? tu avais donc faim et nous t’avons nourri ? tu avais soif et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger et nous t’avons accueilli ? tu étais nu et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison … quand sommes-nous venus jusqu’à toi ? » Et le Roi leur répondra : « Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ».
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons-nous vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?” Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait.” Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

E4 – Évangile de Jésus Christ selon Saint Marc (15, 33-34a.c 37-39 ; 16,1-6)

Jésus avait été mis en croix. Quand arriva l’heure de midi, il y eut des ténèbres sur toute la terre jusque vers trois heures. Et à trois heures, Jésus cria d’une voix forte : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Puis, poussant un grand cri, il expira. Le rideau du Temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas. Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, s’écria : « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu ! ».
Le Sabbat terminé, Marie-Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus. De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au sépulcre au lever du soleil. Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre pour dégager l’entrée du tombeau ? » Au premier regard, elles s’aperçoivent qu’on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande. En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de peur. Mais il leur dit : « N’ayez pas peur ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n’est pas ici. Voici l’endroit où on l’avait déposé ».

E5 – Évangile de Jésus Christ selon Saint Luc (12, 35-38.40)

Jésus disait à ses disciples : « Restez en tenue de service et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. S’il revient vers minuit ou plus tard encore et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra ».

E6 – Évangile de Jésus Christ selon Saint Luc (23, 33-34.39-46.50-53)

Lorsqu’on fut arrivé au calvaire, on mit Jésus en croix avec les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. Jésus disait : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font ». Les soldats partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort. L’un des malfaiteurs suspendus à la croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Messie ? Sauve-toi toi-même, et nous avec ! » Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu n’as donc aucune crainte de Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal ». Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne ». Jésus lui répondit : « Amen, je te le déclare : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis ».
Il était déjà presque midi ; l’obscurité se fit dans tout le pays jusqu’à trois heures car le soleil s’était caché. Le rideau du Temple se déchira par le milieu. Alors, Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit ». Et après avoir dit cela, il expira.
Alors arriva un membre du conseil, nommé Joseph ; c’était un homme bon et juste. Il alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus. Puis il le descendit de la croix, l’enveloppa dans un linceul et le mit dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne encore n’avait été déposé.

E7 – Évangile de Jésus Christ selon Saint Luc (24, 13-35)

Le troisième jour après la mort de Jésus, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient ensemble de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas. Jésus leur dit : « De quoi causiez-vous donc, tout en marchant ? » Alors ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, répondit : « Tu es bien le seul de tous ceux qui étaient à Jérusalem à ignorer les événements de ces jours-ci ». Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth : cet homme était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple. Les chefs des prêtres et nos dirigeants l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Et nous qui espérions qu’il serait le libérateur d’Israël ! Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. A vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre groupe. Elles sont allées au tombeau de très bonne heure, et elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont même venues nous dire qu’elles avaient eu une apparition : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu ». Il leur dit alors : « Vous n’avez donc pas compris ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, en partant de Moïse et de tous les prophètes, il leur expliqua, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse ». Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Alors ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route, et qu’il nous faisait comprendre les Écritures ? ».
A l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « C’est vrai ! Le Seigneur est ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre ». A leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment ils l’avaient reconnu quand il avait rompu le pain.

E8 – Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean (3, 16-17)

Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

E9 – Évangile de Jésus Christ selon St Jean (6, 37-40)

Jésus disait à la foule : « Tous ceux que le Père me donne, viendront à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté mais pour faire la volonté de celui qui m’a envoyé. Or, la volonté du Père qui m’a envoyé, c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés mais que je les ressuscite tous au dernier jour. Car la volonté de mon Père, c’est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui, obtienne la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour ».

E10 – Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean (6, 51-58)

Après avoir multiplié les pains, Jésus disait à la foule : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie ». Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel : il n’est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain, vivra éternellement ».

E11 – Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean (11, 17-27)

En arrivant à Béthanie, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une demi-heure de marche environ – beaucoup de Juifs étaient venus manifester leur sympathie à Marthe et à Marie dans leur deuil. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. Mais je sais que, maintenant encore, Dieu t’accordera tout ce que tu lui demanderas ». Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera ». Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera au dernier jour, à la résurrection ». Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra : et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde ».

E12 – Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean (11, 32-45)

Lazare, l’ami de Jésus, était mort depuis quatre jours. Dès que Marie, sa sœur, vit Jésus, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ». Quand il vit qu’elle pleurait et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus fut bouleversé d’une émotion profonde. Il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Viens voir, Seigneur ». Alors Jésus pleura. Les Juifs se dirent : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux disaient : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »
Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre ». Marthe, la sœur du mort, lui dit : « Mais, Seigneur … voilà déjà quatre jours qu’il est là ». Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ». On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais si j’ai parlé, c’est pour cette foule qui est autour de moi, afin qu’ils croient que tu m’as envoyé ». Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le et laissez-le aller ». Les nombreux Juifs qui étaient venus entourer Marie et avaient donc vu ce que faisait Jésus, crurent en lui.

E13 - Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean (12, 24-28)

Quelques jours avant la Pâque, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perd ; celui qui s’en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. Maintenant je suis bouleversé. Que puis-je dire ? Dirai-je : Père, délivre-moi de cette heure ? - Mais non ! C’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci ! Père, glorifie ton Nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore ».

E14 - Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean (14, 1-6)

A l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : « Je pars vous préparer une place ? ». Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi. Pour aller où je m’en vais, vous savez le chemin ». Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? ». Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi ».

E15 – Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean (17, 1-3.24-26)

A l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il leva les yeux au ciel et pria ainsi : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est de connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ. 
Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant même la création du monde.
Père juste, le monde ne t’a pas connu mais moi je t’ai connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore pour qu’ils aient en eux l’amour dont tu m’as aimé et que moi aussi, je sois en eux ».

E16 – Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean (19, 17ab.18.25-30)

Jésus, portant lui-même sa croix, sortit en direction du lieu dit en hébreu : Golgotha. Là, ils le crucifièrent et, avec lui, deux autres, un de chaque côté et Jésus, au milieu. Près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils ». Puis il dit au disciple : « Voici ta mère ». Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que désormais toutes choses étaient accomplies, et pour que l’Ecriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif ». Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli ». Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.

 

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