Tous… Saints !

           Interpellation et jeu de mots dans notre Titre ! ?  En effet, la fête de la Toussaint dans l’imaginaire de nos contemporains est souvent synonyme de fête des morts, visite au cimetière. Or nous savons bien en Église que c’est la fête de tous les bons chrétiens qui ont vécu une vie sainte et simple, dévouée au Seigneur et à leurs frères à la suite du Christ qui nous dit dans l’Évangile : « vous donc soyez Saints comme votre Père du Ciel est Saint ! » (Mt. 5, 48) faisant référence au livre du Lévitique : « soyez Saints car je suis Saint. » (Lv. 11, 44)

Le titre n’est donc pas innocent car il nous invite à orienter la fête de Toussaint vers les vivants que nous sommes. En effet, les saints de demain se préparent aujourd’hui.

Si nous nous référons à l’Évangile, tout l’enseignement de Jésus se résumerait en une seule annonce : « la vie que j’ai vécue sur la terre, la sainteté à laquelle je vous appelle et que vous avez pu découvrir en moi, chacun de vous peut la vivre, elle ne m’est pas réservée  à une élite. Voici la condition : « acceptez le don que je veux vous faire de toute la richesse de ma vie, de mon Esprit Saint. Certes par vous mêmes vous ne pouvez pas y parvenir, mais dans ma Miséricorde infinie je vous fais le don de ma Sainteté, car Rien n’est impossible à Dieu. C’est le plus merveilleux cadeau, je vous fais saints dans le baptême pour que vous y parveniez par ma grâce. »

Devenir saint, il est vrai qu’aujourd’hui ce ne serait pas un slogan à succès. Et pourtant n’est-ce pas le plus beau projet pour une vie ? Tous les autres projets si beaux soient-il et si prometteurs de bonheur peuvent-ils combler nos aspirations. Devenir saint n’est pas un projet à court terme, mais pour l’éternité.

À y regarder de près, ce projet ne peut entrer en concurrence avec les autres, mais par contre il peut dynamiser tous nos autres projets. En effet, il leur donne du sens, il leur donne une âme, il peut même leur donner vie. Tout ce que nous envisageons pour nos activités terrestres, nos travaux, nos études nous diront le comment  de nos projets, être médecin, être maçon, être menuisier, être avocat, ou tout autre métier sans oublier la vocation sacerdotale et religieuse ; mais seul le projet de sainteté nous dira le pourquoi, ou plutôt le pour qui, de nos divers engagements.

Pour qui, bien sûr il n’y a qu’une seule réponse : pour Dieu, l’autre réponse serait égoïste,  pour soi.  Ainsi, dans cette belle perspective et ce merveilleux dynamisme, notre vie s’ouvre sur tous ceux que nous rencontrons et à qui nous pouvons rendre service par nos métiers, par notre vocation. Il est plus grand et plus beau de servir pour aider les autres  que de se servir pour se combler soi-même souvent au détriment des autres.

En cette fête de Toussaint, l’Église nous dit qu’elle est convaincue qu’il y a beaucoup de véritables saints qui sont passés inaperçus dans l’humilité et la simplicité.

          Mais si nous optons pour le « tous…  saints » et que nous prenons cette invitation au sérieux, la vie des hommes en sera complètement transformée, transfigurée, voir complètement bouleversée.

La sainteté est donc un état dans lequel nous nous trouvons dès que nous nous engageons sur le chemin que nous a tracé le Christ.

                                                 P. Didier Thirault                                                                                          

 

 

Dimanche de rentrée pastorale

 

        Dimanche 4 octobre, c’est le dimanche qui a été choisi, à tort ou à raison, pour notre rentrée pastorale. Il y a tant de choses sur nos agendas, il y a tant de rentrées diverses dans les mouvements qu’il faut bien choisir une date.

      Quoiqu’il en soit, je souhaite que tous se sentent concernés par cette date, même s’il ne peut être là, au moins chacun aura à cœur à s’unir par la prière à la célébration centrale qui veut réunir la communauté pour faire paroisse, en dehors de son « clocher ». Aujourd’hui, on comprend bien qu’il ne s’agit plus de son clocher mais de sa paroisse, car les conditions actuelles de la société et de l’Église dépassent largement les frontières des petits espaces de nos vies. Il faut comme le dit un slogan mayennais « élargir nos horizons. » En effet, si nous voulons vivre une vie épanouissante et pleine de rencontres et de richesses, il faut aller les uns vers les autres et se sentir responsables de nos communautés, et là je veux parler de la « communauté paroissiale » qui ne peut vivre que si tous se sentent responsables de sa vie. À ce propos, j’ai trouvé un texte anonyme qui me paraît très significatif de ce qu’on vit où tous sont responsables  et personne ne se sent concerné. Le voici :

      « C’est l’histoire de quatre personnes qui s’appelaient « Tout le monde », « Quelqu’un, » « Chacun », « Personne. »

         Il y avait un important travail à faire et Tout le monde fut sollicité pour le faire.

Tout le monde était certain que Quelqu’un le ferait. Chacun aurait pu le faire, mais Personne ne le fit. Quelqu’un se mit en colère parce que  c’était le travail de Tout le monde. Tout le monde pensait que Chacun pouvait le faire, mais Personne ne se rendit compte que Tout le monde ne le ferait pas. Finalement, Tout le monde reprochait à Quelqu’un que Personne n’avait fait ce que Chacun aurait pu faire. »

Ce petit texte illustre bien ce que notre monde vit aujourd’hui et plus particulièrement nos familles, nos communautés. Il n’y a pas de reproche à voir dans ce propos, mais une invitation à prendre conscience du besoin d’engagement qui est requis pour que nos groupes de vie fonctionnent dans l’harmonie, la communion et la bonne entente. En ce dimanche 4 octobre, jour de rentrée pastorale, je remets des lettres de mission à des personnes qui se sont engagées à aider les prêtres dans la paroisse pour  la conduire sur les chemins de la sainteté, et à la rassembler pour faire Église. Qu’elles en soient grandement remerciées, mais c’est aussi à chacun que revient un rôle essentiel de prier pour qu’elles soient aidées de l’Esprit Saint dans cet engagement généreux et gratuit. Je profite aussi de ce numéro « au cœur de la ville » pour remercier tous les bénévoles qui savent donner de leur temps au service de notre communauté chrétienne.

Voilà donc une nouvelle année pastorale qui s’ouvre, elle verra beaucoup d’événements, et sans doute que l’ouverture de l’Année de la Miséricorde (13 décembre à la Cathédrale) sera celui qui nous aidera à entrer dans une nouvelle dynamique de sainteté, de réconciliation et de générosité pour le bien de tous.

Nous confions bien naturellement cette année au Cœur Miséricordieux de Jésus et à celui de Marie afin qu’Il nous comble de ses grâces par le Cœur de sa Mère que nous aurons à cœur de prier très filialement tout au long de ce mois d’octobre, mois du Rosaire.

                                                                               P. Didier Thirault

 

 

Prière pour la rentrée paroissiale

 

Seigneur,

Cette année pastorale qui commence,

c'est avec confiance que nous te l'offrons !

Donne-nous le courage et la force, tout au long de ces mois,

de découvrir ta Présence au cœur de nos vies.

 

Que nos cœurs viennent à ta rencontre dans l'Eucharistie,

le sacrement de Réconciliation, la Prière,

nos activités paroissiales mais aussi à travers l'enfant qui te découvre,

 le jeune qui te cherche,

la personne qui souffre et dans chaque regard que nous croisons.

 

Donne-nous la joie de te servir par le service gratuit de nos frères,

la joie de te savoir présent au milieu de nous et en chacun de nous.

Que nos mains s’ouvrent pour cueillir ta Lumière

et la transmettre joyeusement à nos voisins,

afin que chaque jour, elle s’étale un peu plus loin

et qu‘ainsi se répandent sur tous, les rayons de ta grâce.

Donne-nous l’audace de témoigner, par nos actes et nos paroles,

combien Tu es Grand et merveilleux,

sur tous les chemins du monde et sans jamais nous décourager.

Que chacun apporte tout son être à la vie de la paroisse

et que notre communauté soit un signe d'espérance, de foi et de charité

dans le monde.

Amen !

Bientôt la rentrée

Eh oui, il faut y penser. La fin du mois d’août est arrivée, septembre nous ouvre les bras pour que chacun puisse retrouver ses activités.

La messe de rentrée de la catéchèse a été fixée le 4 Octobre. Si ce sont toujours les personnes investies dans la « catéchèse » qui la préparent, je voudrais, cette année, qu’elle soit plus ouverte, plus paroissiale : en effet, la catéchèse ne s’adresse pas qu’aux enfants et aux jeunes, elle est pour tous.

La catéchèse, c’est « l’annonce de l’Évangile », c’est « l’annonce de la mort et de la Résurrection de Jésus Christ », c’est « l’annonce de l’Amour d’un Père pour tous les hommes ». Cette annonce est à faire à tous les hommes et femmes de tout âge et de toute condition. Aussi, tous nous sommes concernés en tant que baptisés, engagés dans une action de justice sociale, dans une association d’aide caritative, de soutien scolaire, de développement, d’animation liturgique, la célébration des funérailles,  de caté, de préparation au baptême ou au mariage, même ceux qui sont engagés dans la gestion d’une paroisse, dans l’entretien de l’église, la sacristie, la musique, le chant… A cette occasion, on pourrait faire une belle prière universelle.

Tous nous avons à dire notre foi, pourquoi nous croyons et en qui nous croyons car nous ne pouvons pas annoncer que Jésus est ressuscité sans venir puiser à la Source la force de transmettre ce que nous avons reçu. Notre mission de baptisés s’enracine dans la contemplation du Seigneur Sauveur vécue dans la foi et portée par la Liturgie.

Nous accueillerons aussi éventuellement les nouveaux paroissiens,  Ceux qui en connaissent qu’ils nous le fassent savoir ou eux mêmes qu’ils n’hésitent pas à se présenter.

C’est pourquoi, nous sommes tous invités à participer à cette messe pour recevoir la Bénédiction du Zèle Apostolique. Invitez largement les enfants, les jeunes, les voisins…

Un verre de l’amitié est prévu ensuite  pour se saluer, se rencontrer dans la convivialité et se donner des nouvelles.

                                                           Bonne rentrée à tous.

                                                                      P. Didier Thirault

      

      Notre paroisse  a un grand besoin de bénévoles pour assurer sa mission dans différents domaines : tous les domaines sont importants, car chacun contribue à la beauté de l’ensemble. Merci de consulter la feuille intermédiaire et d’y répondre si possible.





 Fête du Sacré Cœur

 

 

Le premier juin nous fait entrer dans le « Mois du Sacré Cœur ».

Nous venons de célébrer le « Mois de Marie » tout au long du mois de mai, il est comme une préparation à fêter notre Dieu, en son Fils Jésus Christ, qui nous montre son cœur, « ce Cœur qui a tant aimé le monde et qui ne reçoit qu’ingratitudes et indifférences » (Notre Seigneur à Ste Marguerite Marie)

Profitons de ce mois pour faire plaisir au Seigneur Jésus, par notre prière, en participant davantage à la messe, par l’adoration et par notre  chapelet. Jésus nous attend, il nous écoute, il a besoin de notre réconfort. Prions aussi beaucoup le Sacré Cœur pour la France !

Nous prierons aussi beaucoup pour les futurs prêtres, puisque le Curé d’Ars disait : le « sacerdoce c’est l’Amour du Cœur de Jésus ».

Nous avons la chance cette année dans notre diocèse de vivre trois ordinations à la Cathédrale de Laval : deux prêtres, Cyrile Delors qui partira, dans un an, en Birmanie avec les Missions Étrangères de Paris, et le Frère Omer pour la Communauté des petits frères de Marie ; un diacre, en vue du Sacerdoce, Jimmy Couéffé de Mée, en insertion à Saint Jean Saint Paul et Saint Sulpice de Laval. Leur ordination aura lieu le 14 juin à la Cathédrale à 15 h. Huit jours avant, 7 juin, nous fêtons  les Très précieux Corps et Sang de Jésus-Christ, c’est la fête du très Saint Sacrement, la Fête-Dieu, qui, il n’y a pas encore si longtemps, était marquée, dans nos villes et nos villages, par des processions en l’honneur de Jésus Hostie. Cela n’a pas complètement disparu, car ci ou là, elles existent encore.

Avec la Paroisse Saint Pierre Saint Vénérand, notre Paroisse Trinité Avesnières Cordeliers nous vous proposons de vivre une semaine d’adoration, chaque soir dans une de nos églises afin de donner échos à la fête du Saint Sacrement et de prier pour les vocations, en particuliers ceux qui  vont être ordonnés.

L’Eucharistie est un grand mystère. Nous sommes devant le mystère de l’Amour Infini qui se donne aux hommes, mystère qui nous dépasse, mystère de bienveillance, de prévenance, de miséricorde, de bonté, de tendresse, d’affection paternelle, puisque, par ce Sacrement, Dieu nous donne notre pain quotidien. Que pouvons-nous dire devant la grandeur de l’Amour Infini qui se donne dans ce morceau de Pain de vie ? Adoration, action de grâce, contemplation, telle doit être notre attitude.

 

La Source de notre vie spirituelle, qui éclaire notre vie humaine, notre conscience d’homme et de femme, est l’Eucharistie. Demandons à l’Esprit Saint de nous faire mieux percevoir et comprendre l’Eucharistie afin d’en vivre vraiment. Communier, c’est vouloir s’unir à Jésus pour être avec lui, pour faire un avec lui et par lui ne plus faire qu’UN avec le Père. Communier n’est pas un geste banal, c’est un acte de foi. Quel sens donnons-nous à nos Eucharisties… Voulons-nous vraiment devenir eucharistie ?

 

            Je vous invite donc à venir à cette heure d’adoration, entre 19 h et 20 h, seul ou en couple, en famille  pour contempler la grandeur de ce mystère et de le laisser grandir en soi, pour mieux en vivre.

            Nous pourrons aussi fêter dignement le Sacré Cœur de Jésus, par une messe solennelle à 18 h 30 en l’église des Cordeliers.

Nous n’oublierons pas de prier Marie le lendemain, puisque ce sera sa fête sous le doux nom du « Cœur Immaculée de Marie ».

 

           Que Notre Dame, la Mère de l’Eucharistie nous y aide !

                           

                                                                        P. Didier Thirault.               

 

 

Mois de mai, mois de Marie.

 

D’où vient la  consécration du mois de mai à Marie ?

Au XIII° siècle, le roi de Castille, Alphonse X le Sage, avait déjà associé dans un de ses chants la beauté de Marie et celle du mois de mai ; au siècle suivant, le bienheureux dominicain Henri Suso avait, durant l'époque des fleurs, l'habitude de tresser des couronnes pour les offrir, au premier jour de mai, à la Vierge.

En 1549, un bénédictin, Seidl, avait publié un livre intitulé "Le mois de mai spirituel", alors que saint Philippe Néri exhortait déjà les jeunes gens à manifester un culte particulier à Marie pendant le moi de mai où il réunissait les enfants autour de l'autel de la Sainte Vierge pour lui offrir, avec les fleurs du printemps. Un peu plus tard, les jésuites recommandaient que, la veille du premier mai, dans chaque appartement, on dressât un autel à Marie, orné de fleurs et de lumières, devant quoi, chaque jour du mois, la famille se réunirait pour réciter quelques prières en l'honneur de la Sainte Vierge avant de tirer au sort un billet qui indiquerait la vertu à pratiquer le lendemain.

Cette dévotion mariale s'est perpétuée de part le monde jusqu'à aujourd'hui. Alors en ce mois de mai qui commence, n'hésitons pas, comme les enfants du moyen âge, à offrir des fleurs et des prières à Marie !

Beaucoup de famille profite de ce mois de mai pour réciter le chapelet et méditer les mystères du Rosaire. Nous pouvons profiter de ce temps aussi pour prier pour la France en ces temps chaotiques et difficiles.

N’oublions pas aussi saint Joseph, l’époux de la Vierge Marie, nous le fêtons en ce premier mai, comme le Patron des Travailleurs.

Que le Vierge tr ès Sainte fasse de ce mois le plus beau pour nos cœurs qui veulent toujours grandir dans le Seigneur.

                                                      Bon mois de mai à tous.                      

                                                                                                    P. Didier.

            

 

Pâque, la fête de la Foi.

 

             « Je suis croyant, pas pratiquant. » Qui de nous n’a pas entendu cent fois, mille fois cet aveu ?

             Et pourtant, beaucoup de ceux qui se disent tels, souvent jadis, ont été enfants de chœur, choristes. Ils sont venus à la messe et peut-être ont eu des responsabilités dans l’Église… Et puis, le monde matérialiste, le monde de la facilité et des loisirs, mais aussi les messes ennuyeuses, le manque de collaboration, le désir de pouvoir, l’absence d’accueil des nouveaux, des divorcés ou des déclassés, le manque de cohésion des chrétiens, (entre ce qu’ils vivent et leur foi…) tout cela, et encore bien d’autres choses , sans doute, ont fait qu’on s’est éloigné petit à petit de la pratique religieuse… tout en gardant (croit-on) la foi du passé, la foi de notre enfance.

  Le doute quelque part s’est installé. Est-ce une faute ? Quand on parle de doute, on pense spontanément à  l’Apôtre  Thomas : « si je ne vois pas dans ses mains les marques de clous, si je…, si je … non, je ne croirais pas. »

  Le doute est par lui-même une attitude saine pour devenir adulte. Petit, on croit facilement. Qui n’a pas cru au Père Noël, aux contes de fées ? Puis chacun acquiert un esprit critique.

 Le doute est bon quand il ne s’oppose pas. Il est légitime lorsqu’il questionne. Le doute ainsi est même courageux, car il permet de détruire les fausses idoles, les fausses idées pour adopter le VRAI. Il est donc bon quand il ne s’oppose pas à la foi, mais aux fausses croyances.

La Foi repose sur des témoignages et non sur des preuves mathématiques, scientifiques. La vérité du christianisme est d’un autre ordre que celui des éprouvettes de laboratoire. Jésus  a répondu à Thomas « heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Ainsi, celui qui veut être dans la vérité du Christ, ne doit-il pas être pratiquant pour croire ? En effet, si nous voulons questionner la Foi, la Vérité du Seigneur, ne faut-il pas pratiquer cette Foi ? Les chrétiens disent : c’est parce que nous ne sommes pas assez croyants que nous pratiquons : chaque messe ravive ma foi, toute Parole de Dieu entendue et expliquée augmente ma foi et ma réflexion croyante, toute célébration, avec ou sans chant, me permet de rendre grâce à Dieu notre Père pour le Don de Jésus mort et ressuscité pour moi, chaque rassemblement de chrétiens fortifie ma foi, et nous nous fortifions mutuellement.

        Oui, sans la vie en Église, ma foi s’appauvrit et finit par faire de moi un non-croyant !

           Que cette Pâque nouvelle m’aide à être un vrai croyant-pratiquant, c’est-à-dire un pratiquant qui devient de plus en plus croyant.

Joyeuses fêtes de Pâques à tous… que ressuscite en nous la Foi.

                                                                         P. Didier Thirault

 

                                                                                                    

       

 

        Au cœur de la ville

 

   

Journal de la Paroisse

Trinité – Avesnières – Cordeliers.



11 février : Journée mondiale des Malades.

 

 

Cette journée a été voulue par saint Jean Paul II.

Pour notre paroisse, nous la fixons au dimanche 15 février. Au cours de la messe à la Cathédrale, à 11h 00, où on pourra vivre le Sacrement des malades.

C’est un grand et beau Sacrement de la Miséricorde du Seigneur. Il est offert aux personnes malades et âgées. C’est un Sacrement de Grâce et de Lumière, de Pardon et de Miséricorde. En effet, le sacrement des malades n’est pas obligatoirement le sacrement de la fin de vie, puisqu’il est un sacrement de force, de guérison et de croissance. Et il doit être donné de préférence à un malade conscient.

Rappelons en quelques mots ce qu’il est. Tout d’abord, il est un Sacrement. Un Sacrement est un don de Dieu, un cadeau, une grâce. Comme tout sacrement, il est composé de trois éléments :

-       Un signe visible : une onction d’huile avec imposition des mains.

-       Une parole« Par cette onction sainte, que le Seigneur, en sa grande bonté, vous réconforte par la grâce de l’Esprit Saint. Ainsi, vous ayant libéré de vos péchés, qu’il vous sauve et vous relève. »

-       Une grâce : le réconfort, la paix et le courage de supporter les souffrances de la maladie ou de la vieillesse. La force et le don de s’unir aux souffrances de Jésus. Le pardon des péchés.

Ainsi, ce sacrement est offert à tout chrétien affaibli par la maladie ou la vieillesse, ou s’il doit subir une opération importante. Il peut donc recevoir ce sacrement pour l’aider à supporter, à porter les souffrances de la maladie ou de l’âge avancé.

Le sacrement des malades est un sacrement de réconfort ; c’est le Christ qui rejoint celui qui souffre dans son corps ou dans son cœur. Le Christ qui a souffert, jusqu’à donner sa vie, vient pour porter avec lui ses propres souffrances et les offrir à Dieu. Comme tout sacrement, l’onction des malades est une rencontre et une communication du chrétien avec Dieu. Cette rencontre, cette communication transforme le malade dans sa foi et son espérance, elle change son cœur, même s’il ne guérit pas forcément dans son corps.

Le Sacrement des malades est donc bien une force pour vivre ce moment difficile, c’est une aide du Christ qui a dit « venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Oui, mon joug est facile et mon fardeau léger. » (Mt. 11, 28-30)

 

 

 

Au milieu des vacances d’été !

 

           Notre monde est plein de contradictions ! Publicités, supermarchés, démarcheurs en tout genre étalent des montagnes de vivres, de vêtements, de jeux, de loisirs, de voyages etc… dont beaucoup de gens ne peuvent même pas s’approcher. Certaines personnes affirment  pouvoir vendre n’importe quoi à n’importe qui, pourvu que cela rapporte. Dans le même temps, au sein des ONG, des Associations humanitaires ou solidaires, des jeunes, des adultes, des retraités se mettent BÉNÉVOLEMENT au service des plus démunis pour leur procurer un peu de bien-être et les aider à sortir de leur impasse.

         Dans certaines villes, ou villages, des hommes et des femmes rassemblent autour d’eux des blessés de la vie pour les aider à surmonter leurs blessures. D’autres apprennent à faire  la cuisine, la couture. D’autres favorisent des temps de paroles. D’autres organisent des promenades… Ici et là, c’est le même but : sortir des gens de leur solitude mortifère.

         Vacances, repos … Chacun peut se sentir libre comme l’air afin de vivre sans entrave. Le repos et le soulagement sont des bienfaits justes, bienfaisants et nécessaires qu’il est légitime de désirer. Cependant, il ne faudrait pas en profiter égoïstement. Il y a tant de possibilités de partager et de donner. Il ne s’agit pas d’argent, mais de temps, car beaucoup ont besoin d’écoute, de chaleur, de relation. La relation est ce qui fait exister.  Une personne qui n’a pas de relation est une personne morte.

          Notre monde fourmille de situations difficiles ou tragiques au cours desquelles une personne peut perdre confiance en elle ou en son destin. Elle peut alors basculer dans le désespoir. On peut même, pour elle, redouter le pire.

          Par contre, aider ces personnes à surmonter ces situations peut les ouvrir à un nouveau départ grâce à l’énergie que nous lui donnons en lui ouvrant de nouveaux possibles.

          Pour les chrétiens, c’est en regardant le Christ, en méditant sa Parole et en y obéissant que nous percevons les appels de nos frères… et les aider à surmonter leurs peurs et amorcer des réponses à leurs questions.

         Que ce temps de vacances nous donne un regard neuf sur les autres !

                                                                                     P. Didier Thirault.




 

Le temps des vacances

                      Nous  entrons dans le temps des vacances. On peut l’imaginer comme un temps où nous pouvons ne plus rien faire, où nous pouvons faire ce qui nous plait, où nous pouvons ne plus penser qu’à soi et alors,  nous nous ferons des plaisirs. Mais est-ce bien cela le temps des vacances?  Certes, c’est un temps de repos, un temps qui peut nous permettre de faire ce que nous n’avons pas pu faire. Un temps où nous pourrons davantage rendre service, dans des associations, dans l’humanitaire… Mais ne serait-il pas aussi un temps qui nous permettrait de penser davantage à Dieu, de prendre plus de temps pour lui ? Un temps de ressourcement pour éveiller notre foi, la renforcer. Croire, c’est accepter la Parole du Seigneur et s’engager à la suivre. Aussi pour réaliser ce que le Seigneur nous propose, il faut retrousser ses manches pour lire la Parole et prier. « Il nous faut prier, disait St Ignace, comme si tout dépendait de Dieu et agir comme si tout dépendait de nous. » Belle phrase à méditer ! Elle nous  invite à rechercher Dieu et à agir en pensant à notre éternité et à la Résurrection. Car le but de la vie, c’est la vie éternelle. Elle sera comme nous l’aurons préparée. Quand on veut une belle maison pour sa famille, on y réfléchi, on fait des plans, on en parle, puis on travaille pour l’avoir. Notre maison éternelle n’aurait-elle pas besoin d’être préparée ? La préparer, c’est d’essayer de découvrir Celui avec qui nous vivrons, le connaître, connaître sa façon de vivre, ce qu’il dit, ce qu’il souhaite : tout cela est écrit dans son livre de vie : la Bible. Et puis, pour être plus proche de lui, il y a la prière où il se dit, se révèle au fond des cœurs en les plongeant dans son amour… La Messe, en semaine, est aussi un bon moyen de se rapprocher du Seigneur qui, dans son pain de vie, nous donnera la force et le courrage d’aller vers les autres. N’oublions pas aussi nos fidèles défunts, nos malades ; pour les vocations et en action de grâce, offrir une messe est un véritable acte de charité, et en temps de vacances il est plus facile d’y participer.

          Le temps des vacances est un temps favorable pour  se laisser habiter de Dieu, pour  habiter  en lui ! Bonnes vacances à tous !                                                                                              

P. Didier Thirault.

                           


 

Prière du soir à Marie

 

… Mère, il fait bon prier devant ta douce image !

Quand je suis à genoux, les yeux fixés sur toi,

Tu me parles, j'entends ton suave langage,

Puis, je me sens pleurer, et je ne sais pourquoi…

Je suis heureux pourtant ...Quand je t'ai dit : Je t'aime,

Quand mon regard se lève et cherche ton regard ;

A travers le vitrail lorsque la lune blême

Nous éclaire tous deux de son rayon blafard ;

Quand tout s'endort au loin dans la morne nature,

Quand partout le silence avec l'ombre descend,

Mon âme alors vers toi monte, paisible, pure,

Et je sens le bonheur m'inonder doucement.

Mère, à mon dernier soir, semblable à la corolle

Qui s'incline vers toi, ce soir, sur ton autel,

Oh ! Tourner mon regard vers ta douce auréole,

Et m'endormir … dormir … sur ton sein maternel.

 

Félix ANIZAN

" Les Roses de mon vieux jardin "

Edition des " Rayons " - 1934

 

 

ARCHIVES

Dimanche 19 octobre 


Journée de la Mission

 

        Dimanche prochain, ce sera la journée Missionnaire Mondiale. Aussi en ce jour, toutes les paroisses du monde vont prier à l’unisson pour  l’évangélisation du monde, pour une nouvelle évangélisation du monde, pour que le monde entier devienne missionnaire de l’amour, c’est-à-dire que chaque personne humaine devienne missionnaire du Don de Dieu : la Charité, afin que tous aiment comme Dieu.

Nous le ferons différemment les uns et les autres, tout d’abord et certainement par la prière celle des parents,  du Père et de la mère , de l’époux et  de l’épouse, celle des enfants, celle de la famille, celle des communautés, celle des célibataires, celle des travailleurs, celle des artistes, … celle de celui qui veut mettre au cœur de nos vie le Cœur de Jésus Source de Paix,  toutes joie et bonheur  « Mais priez mes enfants… »

Puis nous pourrons faire une offrande qui servira à soutenir la vie des prêtres missionnaires et des religieux, pour construire des écoles, des dispensaires, des églises, permettre des formations  favoriser des projets et bien d’autres choses encore.

Nous pouvons aussi donner de notre temps dans les différents services de notre église, nos paroisses, il y a tant de chaises vides depuis que nos anciens nous ont quittés. Être missionnaires chez soi, dans sa ville, dans son village c’est venir les remplacer. L’Eglise ne peut vivre lorsqu’il y a des chaises de vides dans les différents services, si petits soient–il, comme le balayage, le fleurissement de l’église, aider les sacristains, être membres d’une Équipe Liturgique, faire de la catéchèse, accompagner les enfants pendant la messe à découvrir la Parole de Dieu, visiter des malades, porter la Sainte Eucharistie à ceux qui ne peuvent plus venir à l’églises…  N’hésitez pas au nom de l’Évangile à vous proposer à vos prêtres ils seront ravis de vous accueillir, et selon vos talents vous donner une place d’évangélisateur.

Nous entrons ce même jour dans l’année de la Mission voulue par notre évêque, alors avec lui prenons nos bâtons de pèlerin de l’Évangile pour aller à la rencontre de nos frères. Que notre « paroisse, selon le mot de Saint Jean Paul II, soit la Fontaine au milieu du village »

Pour nous aider à prier :

     Marie, Étoile de la nouvelle évangélisation, aide-nous à rayonner par le témoignage de la communion, du service, de la foi ardente et généreuse, de la justice et de l’amour pour les pauvres, pour que la joie de l’Évangile parvienne jusqu’aux confins de la terre et qu’aucune périphérie ne soit privée de sa lumière. Mère de l’Évangile vivant, source de joie pour les petits, prie pour nous. Amen. Alléluia ! (Pape François)

 

Presbytère

de la Cathédrale en travaux !

Contactez la Maison Diocésaine

10 rue d'Avesnières

tél : 02.43.53.08.66.